Astuce : nettoyer son blog après Gutenberg

Pendant son développement, j’ai testé Gutenberg, le nouvel éditeur de texte par défaut de WordPress depuis la version 5.0. J’ai écrit plusieurs articles sur mon blog personnel en utilisant une bêta à l’été 2017, mais j’ai vite arrêté, parce qu’il restait pas mal de bugs à l’époque, et parce que je n’aimais pas ce mode de fonctionnement en blocs.

Je préfère écrire en Markdown, c’est une question de goût et j’aime mieux travailler dans un éditeur de texte en local, puis copier/coller l’article dans l’éditeur HTML de WordPress. Bref, j’ai désactivé Gutenberg après ces essais et installé l’extension Classic Editor pour conserver l’ancien éditeur et ne pas utiliser ce nouveau venu.

Le problème, c’est que j’avais encore une vingtaine d’articles rédigés avec Gutenberg. Pendant le développement du module, ils ont changé le fonctionnement des blocs, si bien que le style dépendait du thème et non plus du module. Comme j’avais abandonné cet éditeur, je n’avais pas fait le travail nécessaire pour adapter mon thème. Résultat, la mise en page était cassée à cause du marquage des blocs de Gutenberg, en particulier le contenu était affiché sur 100 % de la largeur.

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Changer l’URL d’un site avec WP-CLI

WP-CLI nécessite un accès SSH au serveur, c’est-à-dire un accès via un terminal. C’est le cas quand vous gérez votre propre serveur (dédié ou VPS), mais aussi chez certains hébergeurs mutualisés1. Si vous avez cela, n’hésitez pas et installez cette extension très pratique pour plein de petites choses qui sont pénibles à utiliser avec une interface, mais très simples au contraire en ligne de commande.

Je l’utilise essentiellement pour gérer la base de données. De temps en temps, je crée une sauvegarde en tapant uniquement wp dp export et j’obtiens dans la foulée un fichier SQL que je récupère ensuite sur mon ordinateur et que je stocke sur un autre serveur. Autre commande intéressante : wp db optimize qui, comme son nom l’indique, active les fonctions d’optimisation indispensables de temps à autre.

Mais le cas le plus utile pour moi jusque-là a été le changement de toutes les occurences de l’ancienne URL quand j’ai passé mon blog personnel en HTTPS. En utilisant une seule commande, WP-CLI a cherché dans la base de données toutes les fois où l’ancienne adresse était présente et l’a remplacé par la nouvelle. Le tout est fait proprement, sans risque  de casser quoi que ce soit, et surtout en évitant les pièges habituels en la matière (quand on le fait avec une requête SQL classique, on peut passer à côté de certaines occurrences, ou casser quelque chose).

wpcli-searchreplace.png

Si vous pouvez installer WP-CLI et que vous voulez changer un élément dans la base de données (ce n’est pas forcément une URL d’ailleurs, tout est possible), voici ce qu’il faut faire :

wp db export
wp search-replace 'texte original' 'texte final' --skip-columns=guid

La première ligne vous assure une solution de replis en cas d’erreur, la deuxième opère les changements. En retour, vous aurez la liste de tout ce qui a été modifié dans la base de données, une première vérification indispensable avant d’ouvrir le site pour s’assurer que tout est correct.

Pour en savoir plus sur cette commande et les différentes options proposées, la documentation officielle est un incontournable…

Rappel : il ne suffit pas de changer la base de données si on veut changer l’URL d’un blog WordPress. Il faut aussi mettre à jour l’adresse dans les options, comme c’est expliqué dans le Codex, la documentation officielle du CMS.


  1. En France, Web4All et MonArobase proposent cette fonction. 

Recompter le nombre de commentaires pour tous les articles

Pour des raisons de performance, WordPress ne compte pas chaque commentaire quand il doit afficher leur nombre sous un article. Cette valeur est « cachée », c’est-à-dire qu’elle est stockée dans la base de données et c’est ce nombre qui est affiché. Quand un commentaire est ajouté, le CMS met automatiquement à jour cette valeur, si bien que c’est toujours la bonne qui est affichée.

Il y a un cas de figure toutefois qui fait que l’on doit forcer un nouveau comptage des commentaires. Si vous acceptiez les pingbacks sur votre blog — c’est le réglage par défaut — et si vous décidez ensuite de ne plus les afficher, le nombre de commentaires mémorisé dans la base de données sera faux pour tous les articles qui ont eu des pingbacks. C’est le cas par exemple sur cet article : quatre commentaires annoncés, alors qu’il n’y en a que trois d’affichés.

Quatre commentaires annoncés, alors qu'il n'y en a que trois d'affichés.
Quatre commentaires annoncés, alors qu’il n’y en a que trois d’affichés.

Naturellement, si vous recevez beaucoup de commentaires, le chiffre finira par être mis à jour sitôt qu’un lecteur commentera un article. Mais si vous avez beaucoup d’articles, les compteurs faux resteront probablement un bon moment. Et si vous n’aimez pas avoir de faux compteurs, voici la méthode à suivre pour recompter le nombre de commentaires pour tous les articles. Lire la suite « Recompter le nombre de commentaires pour tous les articles »

Désactiver complètement les pingbacks

Les « pingbacks » (ou rétrolien en français) ont été conçus pour signaler qu’il existe un lien entre deux articles de blog. Quand vous insérez un lien vers un autre article, si ce dernier est hébergé sur un blog WordPress, il pourra afficher une mention signalant l’existence du lien, et renverra alors vers l’article qui contient le lien. Ce mécanisme était à la mode il y a quelques années, mais puisqu’il est limité à quelques CMS seulement, et puisqu’il a été surtout exploité pour du spam ou pire, pour pirater des sites, il est passé de mode.

Pour ma part, je les ai masqués depuis longtemps sur mon blog personnel et je les ai rapidement désactivés. Voici la marche à suivre, si vous voulez vous débarrasser complètement de ces rétroliens encombrants et inutiles… Lire la suite « Désactiver complètement les pingbacks »

Que faire en cas de piratage de votre blog ?

WordPress est le système le plus utilisé pour faire tourner des sites sur internet. Et pas qu’un peu : avec plus de 70 millions de sites, c’est le premier CMS de très loin et il écrase littéralement toute la concurrence. Cette prédominance est pratique quand on veut lancer son site, car ce ne sont pas les ressources qui manquent : quel que soit votre objectif, il existe probablement un thème ou un plugin qui le fait déjà. Mais c’est aussi son plus gros défaut : WordPress est la plus grosse cible de pirates, qui sont motivés par le nombre de sites l’utilisant. En faisant tomber ce système, on peut accéder à un nombre incroyable de sites, parmi lesquels d’énormes sites d’actualité et même des sites institutionnels.

Ainsi, le piratage de blogs sous WordPress n’est pas impossible et ce n’est pas quelque chose d’aussi rare qu’on pourrait le croire. Les méthodes pour s’en protéger sont très nombreuses, mais elles ne sont pas l’object de cet article, même s’il n’est peut-être pas inutile de rappeler le conseil de base : soyez à jour. Si vous utilisez de vieilles versions de WordPress, de vos plugins ou de vos thèmes, vous multipliez les chances d’avoir un problème.

J’ai été amené à aider le webmaster d’un blog qui a été piraté. En ouvrant son blog, on atterrissait en fait sur une fausse page Facebook qui essayait de récupérer des informations personnelles. Dans ce cas-là, on ne sait pas vraiment quoi faire. Paniquer est le premier réflexe, mais ce n’est évidemment pas le bon. Que faut-il faire si son site a été piraté d’une manière ou d’une autre ? Voici quelques conseils à suivre…

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